On a aussi fait des collaborations avec des écoles primaires, avec d'autres centres culturels, avec des associations, avec l'université et à chaque fois qu'on a un nouveau workshop qui vise à créer des nouveaux mots, ça nous permet de collaborer avec une association qui a des besoins spécifiques pour des nouveaux mots.
Par exemple, il y a eu des workshops avec l'association Queer Islande, où c'était dit très clairement : on va brainstormer des nouveaux mots dont on a besoin dans ce contexte précis. Et ensuite, on avait aussi les profs d'université qui disaient : il nous manque des mots dans tel domaine ou tel domaine. Du coup, on va faire un workshop où les gens peuvent venir nous aider à trouver des nouveaux mots dans ce contexte-là.
Mais la manière que j'ai de travailler avec ce projet, c'est que j'ai inventé un cadre et un objet qui peut être utilisé sans moi.
Cette pérennisation est aussi grandement facilitée par la bonne documentation des actions. C’est ce que nous confirme Anne-Charlotte Oriol, chercheuse en sociologie et spécialiste du mouvement maker dans les banlieues populaires. Elle évoque l’intérêt de la documentation - ici à l’échelle d’un lieu, mais qui peut également dépasser un lieu pour être prise en main par d’autres personnes et collectifs - à l’instar de ce que nous proposons avec ce guide !
Dans un autre lieu, ils pensaient vraiment la documentation comme une pratique communautaire : pour la communauté des usagers et des usagères, pour éviter le fait de reposer sur - ou de dépendre de - une personne pour transmettre des informations nécessaires à l’appropriation de l’espace par les nouvelles et nouveaux membres.